Marta Ruiz Cabanillas. Étudiante Erasmus. Univ Paris-Sorbonne.
Essai sur L’ÉMIGRÉ, Sénac de Meilhan. Édition de Michel Delon.
La Révolution Française a été représentée dans plusieurs œuvres littéraires car c’est un événement transcendantal dans l’Histoire universelle et un trait caractéristique des Français. Or, la plupart de témoignages montrent la Révolution du point de vue du peuple. Cette idée a toujours inspiré une reconnaissance pour l’esprit du peuple français et un refus vers la monarchie absolutiste et la noblesse. L’Émigré montre l’autre coté de cette Révolution qui a provoqué la ruine, l’émigration et la mort de beaucoup de nobles français. Ces émigrés doivent quitter leur pays après avoir vu ses châteaux brulés, perdu presque tous leur biens et avoir été poursuivis par un peuple plein de colère qui jusqu'à cette date les adorait. « La Révolution apparaît tantôt comme une monstruosité imprévisible, tantôt comme une violence qui a sa logique ». Ce roman n’est pas très connu et il montre cependant un important portrait historique, sociologique et politique pour mieux comprendre ce période si relevant. Roman politique et roman d’amour s’articulent dans ce roman épistolaire pour montrer l’autre face de la Révolution, celle des émigrés.
Ce roman suive le genre du roman épistolaire, choix qui laisse voir des différentes idéologies et des différentes histoires personnelles. Celle des deux protagonistes, le Marquis de Saint Alban et la Comtesse de Loewenstein, est sans doute la plus relevant. Tous les témoignés, amis et famille, essayent d’aider avec ces lettres à calmer les sentiments de ces deux amoureux. C’est l’histoire d’un noble émigré français et d’une princesse allemande qui ont le même esprit, le même gout vers la vie, la même capacité d’aimer. Cependant, les circonstances retardent une rencontre qui, finalement, finira en tragédie. Cette romance suive son cours alors qu’on assiste à la lecture de la triste histoire de la Comtesse de Vassy, la patiente attente de Mlle Émilie et la respectueuse relation entre la Duchesse de Montjustin et le Président de Longueil. L’amitié et l’amour y sont présents. Les sentiments d’honneur, de vertu et de reconnaissance sont très valorisés et représentés parmi les personnages. Il ressemble que dans un moment où la France vive la plus grande révolution de l’Histoire, la joie et l’amour ne sont pas admis, mais la vie doit suivre malgré les événements et les humaines ont besoin de ses sentiments. Mélange d’amour et de tragédie dans un cadre historique très important pour l’Histoire de l’Europe.
À travers ces lettres personnelles, on voit la tragique histoire des émigrés. Depuis que la Révolution française explose, la monarchie est détruite et les nobles sont brutalement poursuivis par un peuple qui les hait. Plusieurs sont assassinés, plusieurs sont sortis de leur pays. L’Émigré montre des différents exemples parmi des nobles qui ont réussi à fuir. Ils doivent travailler pour subsister et recevoir l’aide des nobles européens qui craignent pouvoir suivre leur sort dans l’avenir. Sénac de Meilhan écrit dès l’expérience. Il lui-même est un émigré qui doit fuir de France et chercher l’aide parmi les monarchies de L’Europe. Il désire une contre-révolution et montre ses idées dans les discours de ses personnages. Les paroles du président de Longueuil, homme sage et père spirituel du marquis, sont celles de Sénac. Ses lettres servent à réfléchir sur les causes de la Révolution et les possibilités d’une contre-révolution. Les dissertations politiques et philosophiques sont transmises sur la forme du roman épistolaire. Ces réflexions sont bien intégrées dans l’histoire sentimentale car le sort des personnages dépende des événements politiques.
Il choisit le roman d’amour, genre de l’époque, pour montrer des idées politiques et pour faire savoir le sort qui ont vécu des grands nobles en sortant d’une France plein de rage. On voit par exemple l’histoire de la comtesse de Vassy qui pourrait être une métaphore par laquelle Sénac voudrait transmettre une nouvelle idée sur la société. Cette dame doit renoncer à une belle apparence pour resurgir et pouvoir vivre en paix. La société de l’époque, la noblesse, doit renoncer aussi aux privilèges pour un avenir mieux, plus juste pour tous. La noblesse devrait alors renoncer aux quelques biens, comme les livres du président, pour que ces œuvres soient publiques et puissent arriver à toute la société. Les nobles pourraient alors rentrer en France s’ils sont capables de reconnaitre la République. La société doit évoluer vers une société où tous les hommes ont leurs droits. La naissance ne peut pas marquer le destin des hommes ce qui est bien montré dans la phrase ironique du marquis par rapport au prince qui courtise la comtesse : « …mais ce prince m’inquiète, je deviens Démocrate en ce moment, je déteste les princes et suis partisan de l’égalité ». C’est indiscutable que « La réussite littéraire de L’Émigré est de lier directement la situation historique et l’intrigue sentimentale ».
Comme on a déjà remarqué, ce roman montre un autre point de vue sur la Révolution. Il y avait des nobles français qui ne savaient pas vivre d’une autre façon car c’était le mode de vie qui les avait été inculqué. Pour eux, travailler était la dernière et la plus humiliante solution. Ce changement dans la société on le voit dans des autres œuvres postérieures à la Révolution. La dot de Suzette, de Joseph Fiévée est un fidèle exemple de ce tour que souffre la société où les nobles laissent d’être les plus puissants pour laisser la place à la bourgeoisie.
Chaque lutte a des différentes parties et ces parties ont ses propres motifs et ses propres causes. Toute guerre a des vainqueurs et vaincus mais c’est certain que tous souffrent une expérience personnelle tragique. La Révolution a laissé plusieurs victimes mais elle a servi à changer la société et libérer un peuple opprimé. Ce roman est une œuvre littéraire qui montre une des parties de la Révolution à travers l’idéologie des nobles de bon cœur. Comme amoureuse fidèle de l’Histoire et la littérature, j’ai bien profité de cette lecture et elle m’a fait comprendre mieux les causes et les événements de ce période. C’est une bonne façon d’articuler un roman d’amour, plus facile à lire, et une pensée politique. À mon avis, Sénac de Meilhan démontre être un grand écrivain et un grand rhétoricien. Ses idées et ses maximes lui montrent comme un homme de principes qui sert à une cause.
martes, 19 de mayo de 2009
miércoles, 8 de abril de 2009
lunes, 30 de marzo de 2009
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
viernes, 27 de febrero de 2009
La Chanson de Roland
El cantar de Roldán es un poema épico escrito a finales del siglo XI en francés antiguo. Está considerada como la primera obra de la literatura francesa y nos cuenta en verso las hazañas del conde Roldán, vasallo de Carlomagno, en las contiendas realizadas en la España medieval contra los musulmanes. Podemos compararla con nuestro Cantar de mio Cid, cantar de gesta que relata las aventuras del caballero castellano Rodrigo Díaz de Vivar.
Así como El cantar de mio Cid es lectura obligatoria en nuestra adolescencia, La chanson de Roland lo es para los estudiantes franceses. Recomiendo a todos aquellos que aprecien una gran historia épica que lean estas dos grandes obras una vez adultos, sin obligaciones de tiempo y examen. Te sumerges en las escenas bélicas y en los sentimientos de cada uno de los heroicos caballeros sin querer perder la pista de la posición de los temidos contrincantes. ¡Creedme! es una lectura emocionante que supera una buena tarde de cine ya que con la lectura creas tu propio mundo viajando a través de tu imaginación.
(v.1070-1076) "Roland, mon ami, sonnez de votre cor. Charles l'entendra, lui qui traverse les défilés. Je vous garantis, les Français feront aussitôt demi-tour. - A Dieu ne plaise, réplique Roland, que personne au monde dise jamais que j'ai sonné du cor pour des païens."
El cantar de Roldán es un poema épico escrito a finales del siglo XI en francés antiguo. Está considerada como la primera obra de la literatura francesa y nos cuenta en verso las hazañas del conde Roldán, vasallo de Carlomagno, en las contiendas realizadas en la España medieval contra los musulmanes. Podemos compararla con nuestro Cantar de mio Cid, cantar de gesta que relata las aventuras del caballero castellano Rodrigo Díaz de Vivar.
Así como El cantar de mio Cid es lectura obligatoria en nuestra adolescencia, La chanson de Roland lo es para los estudiantes franceses. Recomiendo a todos aquellos que aprecien una gran historia épica que lean estas dos grandes obras una vez adultos, sin obligaciones de tiempo y examen. Te sumerges en las escenas bélicas y en los sentimientos de cada uno de los heroicos caballeros sin querer perder la pista de la posición de los temidos contrincantes. ¡Creedme! es una lectura emocionante que supera una buena tarde de cine ya que con la lectura creas tu propio mundo viajando a través de tu imaginación.
(v.1070-1076) "Roland, mon ami, sonnez de votre cor. Charles l'entendra, lui qui traverse les défilés. Je vous garantis, les Français feront aussitôt demi-tour. - A Dieu ne plaise, réplique Roland, que personne au monde dise jamais que j'ai sonné du cor pour des païens."
lunes, 23 de febrero de 2009
Muere lentamente quien no viaja,
quien no lee,
quien no oye música,
quien no encuentra gracia en sí mismo.
Muere lentamente
quien destruye su amor propio,
quien no se deja ayudar.
Muere lentamente
quien se transforma en esclavo del hábito
repitiendo todos los días los mismos trayectos.
Muere lentamente
quien evita una pasión y su remolino
de emociones,
justamente estas que regresan el brillo
a los ojos y restauran los corazones detrozados.
Muere lentamente
quien no gira el volante cuando esta infeliz
con su trabajo, o su amor,
quien no arriesga lo cierto ni lo incierto para ir
detrás de un sueño
quien no se permite, ni siquiera una vez en su vida,
huir de los consejos sensatos...
(Pablo Neruda)
quien no lee,
quien no oye música,
quien no encuentra gracia en sí mismo.
Muere lentamente
quien destruye su amor propio,
quien no se deja ayudar.
Muere lentamente
quien se transforma en esclavo del hábito
repitiendo todos los días los mismos trayectos.
Muere lentamente
quien evita una pasión y su remolino
de emociones,
justamente estas que regresan el brillo
a los ojos y restauran los corazones detrozados.
Muere lentamente
quien no gira el volante cuando esta infeliz
con su trabajo, o su amor,
quien no arriesga lo cierto ni lo incierto para ir
detrás de un sueño
quien no se permite, ni siquiera una vez en su vida,
huir de los consejos sensatos...
(Pablo Neruda)
viernes, 13 de febrero de 2009
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